Vin et routes sinueuses

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D'aussi loin que je me souvienne, que ce soit pour affaires ou pour le plaisir, j'ai toujours aimĂ© voyager. AWOL on the Appalachian Trail, A Walk in the Woods, The Call of the Wild, Into the Wild et Undaunted Courage ne sont que quelques-uns de mes livres prĂ©fĂ©rĂ©s qui me permettent de m'Ă©vader au milieu de nulle part, en pleine nature. Chaque fois que je fais une nouvelle Ă©preuve, j'ai l'impression d'ĂȘtre un Ă©claireur mettant le pied sur une terre vierge, explorant quelque part pour la toute premiĂšre fois. C'est certainement ce qu'ont vĂ©cu Lewis et Clark, et je partage une partie de leur comprĂ©hension. Lors d'un voyage en flotteur sur un tronçon de riviĂšre que je n'ai vu que sur Google Earth, je me demande ce qu'il y a vraiment autour du prochain virage, et si l'ensemble de rapides fournis par les images satellite s'avĂ©rera aussi dĂ©licat que je le pense.

Les voyages en voiture ne sont pas seulement amusants mais Ă©ducatifs. Ils vous permettent de vous connecter avec le passĂ© et le prĂ©sent, les gens et le vin. Attendre
. Vin? Oui, l'impulsion pour l'une de mes plus longues aventures Ă©tait le vin, auquel nous reviendrons bientĂŽt. J'ai beaucoup voyagĂ© au cours des deux derniĂšres dĂ©cennies. Je suis allĂ© dans presque tous les États, et j'ai certainement mes favoris et mes favoris en fonction de ces expĂ©riences, aussi Ă©tendues ou limitĂ©es soient-elles. J'accrĂ©dite Blue Highways de William Least Heat-Moon pour avoir suscitĂ© mon intĂ©rĂȘt pour les voyages en voiture. Ou Ă©tait-ce Out West de Dayton Duncan, A Walk Across America de Peter Jenkins, ou toute autre surabondance de rĂ©cits Ă  la premiĂšre personne de voyages aux États-Unis qui ont une place dans l'une de mes nombreuses bibliothĂšques ? C'est difficile Ă  dire avec cette conjecture. Qu'il suffise de dire, cependant, que ma bibliothĂšque ne manque pas de matĂ©riel de lecture sur les balades Ă  travers le pays Ă  la recherche de quelque chose, ou de rien du tout.

Parfois, il me manque un verre de vin Ă  siroter pendant que je lis dans le fauteuil inclinable devant le poĂȘle Ă  bois trĂšs chaud par une froide nuit d'hiver ou sur la terrasse par une agrĂ©able matinĂ©e de printemps. Cette Ă©nigme plutĂŽt rare a Ă©tĂ© portĂ©e Ă  mon attention par ma femme un soir lorsqu'elle est entrĂ©e dans la salle familiale et m'a demandĂ© si j'avais poli la bouteille de merlot qui se trouvait sur la table de la salle Ă  manger. Je dis Ă©tait, parce que, en fait, j'avais fini la bouteille et elle n'Ă©tait plus lĂ . Le Merlot se mariait bien avec le pĂątĂ© chinois maison et je me sentais obligĂ© d'en faire bon usage du reste, jusqu'Ă  la derniĂšre goutte. Je lisais sur le saumon en Alaska par James Michener. Maintenant, j'avais envie d'un verre de Chardonnay ou de Viognier. J'ai parfois de bonnes idĂ©es. J'ai souvent de mauvaises idĂ©es. J'ai rarement des idĂ©es exceptionnelles, mais cette nuit-lĂ  en faisait partie. Un voyage en voiture. Une liste de seaux en voiture. Villes, villages, activitĂ©s, points d'intĂ©rĂȘt et importance historique, tout en un. Ajoutez une cave ou deux chaque jour et c'est maintenant une aventure Ă©pique pour adultes. Je m'Ă©tais dĂ©jĂ  vendu sur l'idĂ©e avant mĂȘme que quoi que ce soit d'autre ne soit formulĂ©.

J'ai eu la chance d'occuper un poste qui me donnait l'Ă©quivalent de six Ă  huit semaines de vacances payĂ©es chaque annĂ©e, sans aucune obligation de travailler pendant mon absence. Il serait assez facile de prendre quelques semaines consĂ©cutives de congĂ©. Les roues du hamster ont commencĂ© Ă  tourner. J'irais en mai, dans quelques mois. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la majeure partie du pays est assez tempĂ©rĂ©e en mai, moins une vague de chaleur prĂ©coce dans le sud qui est toujours de courte durĂ©e Ă  cette Ă©poque, ou une tempĂȘte de neige de fin de saison dans l'ouest. Alors que mon esprit commençait Ă  rĂ©duire les options, j'ai retirĂ© de la liste n'importe quel endroit au sud de la Caroline du Nord, car les Ă©tablissements vinicoles sont peu nombreux au-delĂ  de ce point. Du PiĂ©mont de Virginie centrale, dans les contreforts des Appalaches, je pouvais conduire jusqu'Ă  la frontiĂšre canadienne en une journĂ©e. Au nord ce serait.

Je suis amateur de plein air et je peux le brutaliser, mais j'aime aussi le confort des crĂ©atures. Assez facile, pensai-je. Je pouvais apporter mon Ă©quipement de randonnĂ©e et de camping, et selon l'emplacement et/ou si je pouvais camper certaines nuits tout en l'hĂ©bergeant d'autres nuits. Ai-je mentionnĂ© que j'aime les cartes ? Je les utilise pour le travail tous les jours et je suis intrinsĂšquement attirĂ© par eux pour toutes les informations qu'ils ont Ă  offrir. J'aurais peut-ĂȘtre dĂ» ĂȘtre cartographe. À la rĂ©flexion, je suis mauvais en maths. NĂ©anmoins, je peux passer des heures Ă  regarder des cartes nautiques, routiĂšres, topographiques et des sentiers. Je suis aussi un motard (motocycliste) qui aime faire des voyages de plusieurs jours, emportant tout ce dont j'aurai besoin dans des sacoches et une sacoche de selle. Regarder des cartes pour planifier le voyage est la moitiĂ© du plaisir pour moi.

J'ai sorti mon atlas routier, ouvert Google Earth sur un iPad et commencĂ© Ă  prendre des notes sur un autre iPad. OĂč voulais-je aller en premier ? Qu'est-ce qui dicterait oĂč s'arrĂȘter ou oĂč passer ? La recherche serait primordiale si je devais m'amuser Ă  fond et faire et voir (et Ă©chantillonner) autant que possible. Je dirais dĂ©fi acceptĂ©, je ne considĂ©rais pas que ça marche de ma part, mais plutĂŽt du jeu. Une chose Ă©tait sĂ»re cependant. Je n'allais pas passer beaucoup de temps dans les villes. Non, cette aventure se dĂ©roulerait principalement sur les routes sinueuses de l'AmĂ©rique rurale.

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